Jeudi 31 mai 2012
4
31
/05
/Mai
/2012
10:06
Fiche identité :
-
Titre du livre: La vie de Liszt est un roman
-
Auteur: Zsolt Harsanyi
-
Nombre de pages: 752
-
Edition : Actes Sud
Résumé
L'auteur nous propose ici une biographie romancée du pianiste Franz Liszt.
Avis : 


En ce moment j'ai une avance considérable sur les billets publiés sur ce blog : par exemple j'écris ce commentaire mi-mai mais il ne sera publié que vers le début du mois de juin. J'ai ainsi
toute la latitude pour lire de gros pavés sans craindre un arrêt de l'activité du blog.
Ce livre m'a attiré, d'abord parce qu'il était épais et ensuite parce qu'il parlait de musique, une autre grande passion de ma vie. Le style de Franz Liszt m'est presque inconnu, lui préférant de
très loin Chopin comme musicien du XIXème siècle.
J'étais très enthousiaste de lire cette biographie romancée où on découvre le destin exceptionnel de ce musicien : né dans une famille modeste en Hongrie, il développe très tôt un don pour la
musique. Grâce à la persévérance et à la ténacité de son père, il parviendra à se produire dans plusieurs villes européennes et acquérir une notoriété qui restera jusqu'à sa mort. L'auteur adopte
une narration axée sur le point de vue de notre cher pianiste et tente d'aller plus loin dans la description de ces sentiments. Ce système crée bien sûr des biais, des interprétations et ne
s'apparente donc pas à une biographie "objective". Mais il est plus plaisant à lire : on découvre un homme fier, orgueilleux, en proie aux délires mystiques, ambitieux et parfois jaloux, amoureux
des femmes et en même temps féru de religion, un exilé qui ne trouve pas sa place malgré tous ses succès, un père absent pour ses enfants...C'est un personnage à multiples facettes auquel on
s'attache vite. Je ressentais parfois beaucoup de compassion pour lui : une enfance solitaire ballotée ici et là pour réaliser ses concerts, un statut d'artiste à la fois admiré par les nobles
mais méprisé aussi par ces mêmes personnes lorsqu'il tentait d'avoir plus de prérogatives.
Les jeux de pouvoir politiques influençaient son gagne-pain, sa notoriété et la diffusion de sa musique. Etre artiste était un statut précaire qui dépendait souvent de la capacité à flatter, à
plaire et à amuser l'aristocratie et la bourgeoisie de cette époque. De ces gens-là venaient la gloire, mais aussi la descente aux enfers.
A travers ce livre, on découvre aussi la vague romantique qui déferla sur le XIXème siècle, les liens noués par les différents catégories d'artistes, qu'ils soient musiciens (Berlioz, Schumann,
Wagner et Chopin etc.) ou écrivains (Sand, Balzac, Hugo, Musset...). C'était une époque tellement riche: j'aurai aimé me glisser dans un coin pour assister aux discussions, entendre Chopin jouer
ou voir Victor Hugo déclamer un poème.
Il y a beaucoup de passages techniques liés à la musique, et à moins d'être un spécialiste, on peut être perdu. Vers les 300 dernières pages, une grande lassitude s'est emparé de moi : le style
d'écriture a beau être agréable, les évènements deviennent répétitifs et tournent toujours sur les mêmes thèmes : Liszt et les femmes, Liszt rencontrant des personnages célèbres, Liszt applaudi
partout où il va, Liszt et son influence sur Wagner...J'ai trouvé qu'à partir là il y avait trop de longueurs, de détails superflus qui m'ont ennuyés. La suite de la lecture fut plus laborieuse
et je le termine avec un soupir de soulagement.
La note est méritée car j'ai appris pas mal de choses mais les biographies ne sont définitivement pas ma tasse de thé. A lire pour les amoureux de musique !
Par hanta
-
Publié dans : Hongrie
0
Samedi 26 mai 2012
6
26
/05
/Mai
/2012
17:40
Fiche identité
:
-
Titre du livre: Dix brèves rencontres
-
Auteur: Agatha Christie
-
Nombre de pages: 250
-
Edition : Le Masque
Résumé
Ce livre présente dix nouvelles d’Agatha Christie.
Avis : 


Je suis en ce moment sur une biographie qui me prendra encore quelques semaines donc je cherchais un livre court et amusant pour me changer les idées. Comme cela fait un moment que le défi Agatha
Christie est resté en suspens, je profite de ce week-end calme et agréable pour lire un de ses ouvrages. Je croyais tomber sur une enquête d’Hercule Poirot et Miss Marple, et voilà qu’une grosse
surprise m’attend : ce sont des nouvelles ! Je ne suis généralement pas fan de ce genre mais l’auteur a su me convaincre.
En quelques pages, elle nous plonge dans la vie de certains personnages : une jeune fille en détresse débarquant dans un train ou cherchant à tout prix un travail, un major revenant des
colonies en quête d’aventures, l’intuition d’un prochain malheur, une épouse délaissée et malheureuse…L’auteur mêle parfois le fantastique au mystère et y ajoute une pincée de romantisme.
J’admire l’imagination d’Agatha Christie qui arrive à nous surprendre à chaque nouvelle : certaines combines sont vraiment ingénieuses et inspireraient bien de futurs cambrioleurs.
Attention, je n’incite personne au crime !
Quelques nouvelles se terminent d’une manière rocambolesque mais cela ne m’a pas gêné. Le style d’écriture est agréable, dynamique et fluide sans aucune longueur.
Conclusion: un petit délice à savourer lors d’un week-end ensoleillé ou à la plage pour les plus chanceux !
Par hanta
-
Publié dans : Grande-Bretagne
0
Dimanche 20 mai 2012
7
20
/05
/Mai
/2012
13:35
Fiche
identité :
-
Titre du livre: Le soleil se lève aussi
-
Nombre de pages: 275
-
Edition : Gallimard
Résumé
Le narrateur, Jacob Barnes, un journaliste américain vivant à Paris, passe sa vie dans les cafés parisiens avec ses amis artistes.
Avis : 

Ecrire mon opinion sur ce livre d’Hemingway est un exercice très difficile car il est généralement considéré comme un très bon écrivain.
Effectivement, il a un talent indéniable. Son style est épuré, ses mots sont simples mais il les agence d’une telle manière que cela provoque une magie qui vous happe dès la première ligne. Sans
son style d’écriture, je n’aurai pas continuer bien longtemps à lire ce récit de beuveries d’Américains de bars en bars à Paris d’abord, puis à Pampelune.
Ce livre m’a paru floue, comme si j’avais moi-même avalé des litres de whisky. Il ne se passe pas grand chose en effet : on suit des hommes et une femme dans leurs innombrables virées
nocturnes. Leur existence m’a paru tellement inutile, superficielle et vaine : boire, aller à la pêche, boire, assister aux corridas et boire, encore et toujours. Ils ne sont ni
antipathiques - même si parfois leurs préjugés envers les Juifs sont très marqués – ni sympathiques.
Cette histoire provoque un malaise car nous sentons qu'une blessure au fond d’eux est pansée et étouffée par le nombre incalculable de verres d’alcools ingurgités : les séquelles physiques
laissées par la guerre, un amour impossible, une femme volage et inconstante qui fait tourner la tête des hommes, la faillite personnelle…
Pour une seconde lecture d’Hemingway, j’en ressors avec des sentiments mitigés. Souvent le style d’écriture que je trouvais si agréable au début m’a ennuyé dans certains passages qui groupaient
trop de longueurs. J’ai l’impression de ne pas avoir tout saisi, d’être passé à côté de quelque chose de profond alors que j’ai pris tout mon temps pour lire tranquillement le livre. J’en ressors
avec un goût amer dans la bouche, un sentiment mélancolique dans le cœur et une grosse déception !
Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog
- Le vieil homme et la mer
Par hanta
-
Publié dans : Espagne
0