Mercredi 25 janvier 2012
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15:20
Fiche
identité :
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Titre du livre: Manon Lescaut
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Auteur: Abbé Prévost
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Nombre de pages: 277
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Edition : Flammarion
Résumé
A l’instant où il voit Manon, des Grieux, jeune étudiant à Amiens, en tombe éperdument amoureux. Mais elle va se vouer à une vie religieuse et lui doit rejoindre son père. Ils décident donc de
fuir à Paris…
Avis : 


De nouveau, j'entame un petit retour vers les classiques. J'aime de plus en plus ce type de romans car j'ai l'impression que leurs histoires sont toujours d'actualité et qu'on comprend
mieux la nature humaine en les lisant. Ici, c'est l'histoire d'un amour aveugle et fatal qui est racontée par des Grieux.
Il est l’archétype même d’un homme sous l’emprise du démon de la passion. Malgré les remontrances de son ami Tiberge et de son père, il s’entête et retombe dans le vice : triche aux jeux,
endettement, prisons, fuite, arnaques, tout est bon pour plaire à sa dulcinée. Mais en vaut-elle vraiment la peine ?
Le narrateur décrit Manon comme une jolie jeune fille, avec un visage d’ange, mais frivole, légère et inconstante : aimant le luxe et les plaisirs, elle n’hésite pas à tromper son amant ni à
le délaisser pour un autre mieux nanti.
Entre les deux amants, c’est un amour puissant, égoïste et destructeur qui se noue. J’ai du mal à imaginer que ce sentiment puisse causer tellement de dégâts, tellement de peines et de
déchirements. Qui peut-on blâmer ? Manon, non, car elle ne m'a pas semblée méchante malgré tous ses défauts. La structure du récit fait qu’elle m’a paru lointaine, donc je n’ai pas d’avis
catégorique sur elle. Le chevalier ? Peut-être. Il m’a agacé, car plusieurs fois, au lieu de reconnaître ses torts, il accuse le ciel, la fatalité et le destin de la tournure de sa vie.
Quelquefois, des remords le tenaillaient mais pas assez longtemps pour le retenir dans sa descente aux enfers…Je pense que c'est la folie, le manque d'expérience, la naïveté et la jeunesse qui
l'a conduit dans cette déchéance humaine. En tout cas, on ne ressort pas indifférent de ce livre.
Le style d’écriture est correct. Même si certaines phrases peuvent paraître complexes au début, on s'habitue rapidement au ton du livre. L’auteur décrit avec brio les émotions et les sentiments
et ne s’encombre pas de détails inutiles. Les évènements s’enchaînent très rapidement. Seul bémol : la fin m’a parue trop brusque…
Une lecture courte et agréable que je recommande !
Par hanta
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Publié dans : France
0
Vendredi 20 janvier 2012
5
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16:48
Fiche
identité :
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Titre du livre: La couleur pourpre
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Auteur: Alice Walker
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Nombre de pages: 350
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Edition : Robert Laffont
Résumé
L’histoire se déroule aux Etats-Unis. La vie de Celie débute par un cauchemar : abusée par son père dès l’âge de quatorze ans, elle est mariée sans son consentement à Albert, un homme veuf
ayant déjà des enfants.
Avis : 

De ce livre, je ne connaissais que le film réalisé par Spielberg et joué par Whoopi Goldberg. Lorsqu’il passait à la télé, ma mère ne voulait pas qu’on le regarde mais on trichait quand même
grâce aux multiples rediffusions à la télé. Le seul souvenir flou que j’en garde est une histoire très triste. Ce livre a inspiré ce film mais je l’ai moyennement aimé.
Dès le début, on est frappé par le cauchemar que vit Celie : violée constamment par son père, elle tombe enceinte mais ses enfants lui sont arrachés brutalement. Sa mère meurt puis elle sera
mariée à un homme brutal et méprisant que son père a choisi. On connaît sa vie à travers les lettres qu’elle écrira au bon Dieu et ensuite à sa soeur Nettie, disparue depuis des années. L’héroïne
est une femme extrêmement soumise. Elle reste quand même attachante même si j'avais envie qu’elle se révolte contre son sort.
L’auteur développe plusieurs thèmes : les conditions de vie des Noirs dans un pays sortant peu à peu de l’esclavage, le regard qu’ils ont par rapport à l’Afrique, les relations
hommes/femmes, l’homosexualité, la religion…
Pourquoi je n’ai pas totalement aimé ? Le style d’écriture est laborieux. Je sais que l’auteur a volontairement adopté un langage très simple pour montrer le manque d'instruction de Celie
mais c’est très lassant à lire. Les péripéties se succèdent à un rythme très rapide, surtout à cause de la structure du livre : les lettres sont courtes, annoncent les événements récents
mais la narratrice n’approfondit pas, n’extériorise pas les sentiments, ce qui est assez frustrant. La chronologie n’est pas très claire aussi.
Mon commentaire est assez froid car j'attendais beaucoup de cette lecture. Il reste quand même un bon livre que d'autres personnes apprécieront sûrement mieux que moi.
Par hanta
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Publié dans : Etats-Unis
0
Samedi 14 janvier 2012
6
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10:00
Fiche
identité :
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Titre du livre: Eugène Onéguine
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Auteur: Alexandre Pouchkine
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Nombre de pages: 363
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Edition : Gallimard
Résumé
Eugène Onéguine est un jeune dandy russe oisif, mélancolique et lassé de la vie mondaine. Ayant hérité d’une solide fortune, il s’installe à la campagne. Au bout de quelques temps
il se lie d’amitié avec Lenski, un poète, qui lui présentera Olga et Tatiana, les filles de la famille Larine.
Avis : 



Pouchkine est l’auteur qui m’a introduit dans le tourbillon de la littérature russe et depuis j’en suis devenue presque accro, au point de lire Tolstoï, Dostoïevski, Gorki,
Tourgueniev et même Soljenitsyne. En prenant ce livre à la bibliothèque je craignais de ne pas l’apprécier car je savais que c’était une œuvre écrite en vers et comme vous l’avez sûrement
remarqué, je lis rarement des poèmes.
Et là, en parcourant les premières lignes ce fut le terrible coup de foudre une fois de plus pour la littérature russe. On retrouve de nouveau ce décor si familier : les bals et les soirées
mondaines à Moscou auxquels l’auteur oppose le calme et la sérénité de la vie à la campagne. Et dans cette ambiance évolue Eugène Onéguine, jeune dandy oisif et blasé par la vie, qui se retire en
province. C’est une histoire d’amour, de choix décisifs, de destins où les personnages principaux sont à la fois attachants et détestables.
J’ai aimé Onéguine pour son côté sarcastique, mélancolique qui n’attend plus rien de la vie. Mais qu’est-ce que je l’ai haï pour son égoïsme, pour sa leçon de morale dans le jardin avec Tatiana,
pour son amour exclusif de sa liberté au mépris de tout ! A la fin pourtant j’ai eu de la peine pour lui, surtout sa lettre tellement déchirante. Et Tatiana ? J’ai aimé sa douceur, son
penchant pour la rêverie et la nature. Sa dernière phrase fut juste redoutable et recèle tellement de douleur qu’on a l’impression de se faire poignarder.
Je crois que ce commentaire est confus car j’essaie à tout prix de ne pas dévoiler une partie de l’intrigue. Mais croyez-moi, il faut le lire ! Non seulement le style est limpide, dynamique,
poétique mais il contient une histoire qui ne laissera personne de marbre. Pour mieux le comprendre je vous conseille aussi de lire les notes de bas de page et les annexes qui expliquent le
contenu de quelques strophes.
Un livre que je recommande absolument !
Par hanta
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Publié dans : Russie
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